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Tag: Stage


Semaine à New-York : Compte-rendu détaillé

Départ le 22 décembre de Los Angeles pour la côte Est pour y retrouver Matthieu, Polo et Briac, tous 3 issus de SRC comme moi. Le premier étant de la même promo que moi, les deux autres de la promo suivante.

Math et moi logions dans une auberge de jeunesse : 30$ environ la nuit pour un service de qualité et pas de soucis majeur durant la semaine.

Polo avait préparé tout un programme pour chaque jour que nous avons quasiment suivi tout le temps. Il ne s'est pas cantonné qu'aux coins touristiques comme Times Square, Wall Street ou le Rockfeller Center (vous savez le grand sapin !), mais y ajouté sa petite touche, pour faire un max de shop : Harlem, Brooklyn, Middle East Side.

Passons aux compte-rendus journaliers :

22 : arrivée à JFK vers les 5 heures du soir, Matthieu m'attendant au terminal. Taxi pour 50$ pour rejoindre l'auberge de jeunesse dans Manhattan, sur Broadway et la 101ème. Choix des lits et dépôts des bagages. On décide de marcher un peu dans le coin pour voir un peu New-York. A noter que Matthieu bien tenu la charge avec ses 5 heures de décalage; j'en avais que 3 dans l'autre sens, plus facile pour moi. On marchera tout le long de Broadway pour arriver à Times Square, l'endroit avec toutes les énormes publicités sur les immeubles. Le tout de nuit, on en a pris plein les yeux pour le premier soir, tous les deux éblouis par toutes ces lumières. Math n'arrêtait pas de me dire que tout était gigantesque ici (les poubelles, les rues, les voitures), ça fait 5 mois que j'y m'y suis fait. Passage dans le M&M's World, où ils ne prennent même pas mon chéquier M&M's... Le retour se fera à pied aussi, quasiment par le même chemin.
Arrêt dans un petit magasin encore ouvert à une heure tardive. Un mec qui y travaille nous interpelle en nous demandant si nous sommes français. On parlera 10 bonnes visites avec Mohammed, un immigré venu d'Afrique avec un passage de 5 ans sur Paris, pour arriver à New-York. Ce type connaissait tout sur la politique française d'aujourd'hui et d'hier, avec toutes les frasques de nos présidents (il en connait sans doute plus que moi). La phrase mythique : "Vous avez lâcher la dame." (en parlant de Ségo). Retour à l'auberge de jeunesse et nuit de sommeil pour se reposer avec la semaine chargée qui nous attend.

Times Square M&M's World - Times Square Times Square Times Square


23 : réveil vers les 10h, on doit retrouver Polo dans le East Middle Side. On décide de passer par Central Park pour le fun et pour se rendre compte qu'il est absolument immense, et plein d'écureuils. On arrivera bien malgré nous sur la 5ème avenue avec tous ses grands magasins de luxe (Apple, Gucci, Playboy, etc...) Pas fou, on prend le métro pour la 1ère fois, avec achat d'une carte hebdomadaire pour 24$, qui sera plus que rentabilisé au court de la semaine.
Après quelques tests non concluant, on arrivera enfin au point de RDV avec Polo. Ce dernier nous rejoindra les bras remplis d'achat. Ses bagages n'étant pas arrivé à temps, Air France lui a donné un chèque de 150€ pour se rhabiller. On ira manger dans un petit resto/bar avec un bon hamburger, le premier d'une longue série. Attention, c'est pas le hamburger Mac do, décongelé de 30 secondes. Non non, c'est le burger américain, servi sur Assiettes à confectionner soit même. Briac nous rejoindra plus tard, arrivé tout droit de Montréal an bus. Quelques bières plus tard, nous voilà partis nous quatre à l'aventure dans New-York. Petite soirée sympa à l'hôtel de Polo, qui sera le point de ralliement durant la semaine. Puis on se dirige vers un petit pub dans le coin pour regarder le football américain et discuter de SRC, de nos vies, et du programme de la semaine.

Central Park Central Park Ecureuils à Central Park Immense Pub


24 : Retour à l'hôtel de Polo où on se retrouve tous vers les 10h pour partir sur Brooklyn. A la sortie du métro, le changement est flagrant : plus de grands immeubles, plus de grandes avenues bondées de voitures. C'est calme, les immeubles ont l'air pourris, voir complètement abandonné. On devait être les seuls 4 touristes à des kilomètres à la ronde, mais c'était bien plaisant. Petite marche aux alentours pour trouver un musée qui s'avèrera fermé. Tant pis, on retourne un peu sur nos pas pour trouver un magasin qui ouvre dans quelques minutes. Ce magasin est en fait un magasin de revente de vêtements. On trouve donc des trucs d'occase pas cher, et tellement plaisant. Chacun y achetera quelques trucs, certains plus que d'autres, comme Polo. Ce sera de toute façon comme ça toute la semaine. On s'en rendra compte plus tard, mais ce magasin, perdu au milieu de Brooklyn est en fait juste en face de la brasserie de la Brooklyn Beer. Le repas Thaïlandais sera pris sur la rue où se trouve bon nombre de magasins à Brooklyn (la seule ?).
Après encore quelques escapades dans le coin et différents shops, retour dans la ville des lumières. C'est le soir Noël, on veut se faire un bon resto. Polo et moi étions partant pour un Mac do de Noël, pour se marrer. Le choix se tournera, au hasard des rues pour un petit italien. Un peu cher, mais très bon à mon goût.
La soirée n'étant pas fini, on part remonter la 5ème avenue, direction l'Apple store. Les rues sont bondés, les policiers sont obligés de faire la circulation, aussi bien pour les voitures que pour les piétons. Petits délires dans le Disney World Shop. L'Apple store est bondé, un 24 décembre à 23h. Chacun s'amusera un peu avec les iMac, iPod ou iPhone. Briac et Polo achètent d'ailleurs le téléphone tant convoité. Retour à l'hôtel pour poser les objets pommés, et direction le Mac Do de Times Square pour ce faire ce fameux CheeseBurger de Noël, à 2 heure du mat. Les rues sont maintenant quasiment désertes, à part devant le Mac Do où on nous propose du crack ou de l'héro... Le burger ne sera pas un cheese, trop peu conséquent...
On était censé passer la soirée avec des jeunes de new-York mais notre guide (le colloc de Polo venu aussi à NYC, mais qu'on ne verra que très peu) s'est complètement planté d'endroit : Hé oui, dans une grande ville comme New-York, il existe plusieurs Clinton Street. Enfin au moins deux, une à Manhattan et une autre à Brooklyn...

Sortie de Métro à Brooklyn Brooklyn Brooklyn Démolission à Brooklyn Moi et Dingo - Disney World GoofyMath - Disney World PoloBuzz - Disney World Briac et son iPhone


25 : Je me lève 1 heure avant le réveil programmé avec Math, je décide de partir vers Central Park pour faire quelques photos et marcher un coup tout seul, d'autant plus que le soleil brille dehors. Je verrais plein de gens courir, sans doute pour éliminer ce qu'ils ont avaler la veille ! RDV avec Briac et Polo à 11h devant le métro pour monter à Harlem l'après-midi. Après un premier shop, on marchera assez longtemps. Et on se rend bien compte que c'est Harlem, puisque nous sommes les seuls blancs dans la rue. Aucun problème de sécurité, on ne se sentira jamais en danger, à aucun moment. On vagabonde là au milieu. Je vois dans le regard des gens qu'on est des touristes et c'est marrant. Après 1 bonne heure de marche, on trouvera la rue à magasin de Harlem : la 125ème, aussi nommé Martin Luther King. Repas ici dans un self service où l'on paie au poids. Achats de fringues dans des magasins immenses comparées à leurs entrées et pas cher.
Le soir on trouvera un bar Irlandais bien sympa dans Soho, où l'on restera jusqu'à la fermeture, 4h, à boire des Brooklyn Beer.

Central Park le matin Central Park le matin Central Park le matin Central Park le matin Harlem Métro aérien - Harlem Métro aérien - Harlem


26 : Descente tout en bas de Manhattan dans le quartier d'affaire, Wall Street. Polo et moi rentrerons dans un magasin où l'on doit faire la queue pour rentrer ! Les chaussures sont vendus à 300$ la paire, alors qu'on trouve exactement les mêmes ailleurs pour 4 fois moins cher. La paire la moins chère est à 45$, et c'est pour les Barbies... Petit passage devant la bourse qui parait en fait tout petit comparé à l'idée qu'on en a dans les films. Comme le temps nous presse un peu et qu'on reviendra ici plus tard, on reprend le métro direction Brooklyn, plus au sud que l'autre fois pour voir un énorme spot de graph : 5 pointz. On passera beaucoup de temps à photographier tous les graphs sur tous les murs, il n'y a pas un morceau de mur qui ne soit pas graphés. L'endroit est gérer par un mec qui reste dans sa voiture pour le chauffage, et sort quand des touristes -comme nous- arrivent pour parler du principe et vendre ses T-shirts. Le principe : si tu veux grapher, tu le mail (cf photo ci-dessous) et si ça lui plait, il te dit de venir et te trouvera un endroit où exposer ton art. Puis arrêt dans le bar Irlandais juste au coin pour quelques bières.
Le soir, ce sera la grosse soirée de la semaine pour un petit concert de DJ Questlove chez au club Sob's. Ce DJ était très bon, mélangeant Reggae, Ragga, Hip-Hop, Rap et plein d'autres encore. Les Vodka à 10$ m'ont fait mal au porte-feuille et à l'estomac, puisque je ne me souviens plus beaucoup du retour, si ce n'est d'une poubelle du métro qui était... psychédélique. En rentrant à l'auberge, j'ai piquer un petit somme dans le couloir (et apposé ma touche personnelle sur la moquette). En me relevant vers les 6 heures du mat pour aller me coucher, un autre gars dormait profondément dans mon lit. Je suis donc aller chercher tant bien que mal un nouveau lit pour la nuit à l'accueil, 7 étages plus bas, ascenseur en panne. Absolument épique et complètement mémorable cette soirée !

5 Pointz 5 Pointz 5 Pointz 5 Pointz 5 Pointz


27 : Après la grosse soirée, on se retrouve vers les midi pour une nouvelle journée à New-York. On mangera un Jack Daniel's Burger au Friday's de Times Square : Absolument délicieux, sans doute le meilleur Burger de la semaine ! Le restaurant est d'ailleurs bien décoré avec une énorme girafe dans les escaliers. Ensuite on retourne à Brooklyn juste à côté des graphes pour visiter un musée d'art contemporain, le PS1 : C'est du contemporain, alors on y voit des choses bizarres comme des afficheurs d'aéroports tout noir, des simples boules posées au milieu d'une salle, des petites routes partout dans une cave, des pièces à l'envers parfumés à l'opium, et plein d'autres choses. Sortie du musée à la fermeture à 6 heures pour se diriger vers le bar de l'autre fois pour une demi-douzaine de bière, à écouté du Rock. Matthieu demandera à la patronne des adresses de club jazzy pour la soirée. Les gens sont tellement sympa qu'ils appelleront les différents endroits trouvés pour savoir ce qu'il y a ce soir, le tarif, etc... Ils appelleront même un ami musicien qui viendra parler de sa passion et de sa vie à New-York.
Briac devait partir ce soir là, il restera une nuit de plus dans notre auberge de jeunesse. Retour sur Times Square pour prendre le repas dans un mexicain. A la sortie, petite photo traditionnelle avec les policiers New-Yorkais. Finalement on ne sortira pas ce soir, tout le monde étant claqué.

Jack Daniel's Burger - Friday's Girafe - Friday's Moi et un policier New-Yorkais Nous et des policiers New-Yorkais


28 : Direction Wall Street pour prendre le Ferry gratuit pour voir la Statue de la liberté. Même si on ne la voit pas de tout prêt, elle parait là aussi toute petite comparée aux images qu'on en a dans les publicités et films. Petit tour dans Wall Street pour tourner autour de ground zero qui n'est pour le moment qu'un immense chantier. Vers les 11h, Polo reçoit un appel de son colloc : il ne part pas demain, mais aujourd'hui à 18h. Urgence, on retourne à l'hotel pour qu'il fasse ses bagages en catastrophe pour libérer la chambre avant midi. Petite glace mythique chez Ben & Jerries, avant de partir pour Polo. Il partira en taxi vers les 15h.
Briac, Matthieu et moi décidons d'aller au Rockfeller Center. On voit le sapin qui est assez laid cette année, et la fameuse patinoire qui est en fait toute petite et surtout bondé de monde. On prends nos tickets, 21$, pour monter tout en haut du Rockfeller Center pour voir tout New-York, depuis les 71ème étage de l'immeuble. En attendant l'heure de notre départ, on tournera dans le coin. Visite de la boutique officielle des pompiers de New-York : plein de blason y sont affichés venus de partout dans le monde et on tombe directement sur celui du Doubs. Petite pensée pour mes amis pompiers volontaires à Thise. Puis on prend enfin cet ascenceur qui monte à une allure folle, avec une vidéo projeté au plafond. Il fait déjà nuit, c'est un peu dommage. On mettra du temps avant de trouver les bons réglages avec les appareils photos, surtout que les places sont cher pour passer les appareils à travers les vitres. Petite vue sur l'Empire State Building (celui avec une pointe verte sur les photos). Finalement on redescendra une heure plus tard. Dernier repas pour Briac dans un énorme Pub/Restaurant Irlandais. Je prendrai des pates à la sauce Vodka, en mémoire de la soirée du 26. On raccompagne Briac à la station de Bus, et attente avec lui une petite heure. On décide ensuite d'aller se coucher, totalement exténuer de la journée et de la semaine. Dernière nuit à l'auberge de jeunesse.

Wall Street depuis le Ferry Statue de la Liberté depuis le Ferry Reflet de Wall Street sur le Ferry Le Sapin - Rockfeller Center Blason des pompier du Doubs Empire State Building depuis le Rockfeller Center


29 : On se retrouve comme le premier jour, Matthieu et moi seulement pour la dernière journée à New-York. Préparation des bagages, libération de la chambre et dépôt des bagages à l'accueil. On part sur Times Square pour manger puis retour sur Harlem pour faire quelques magasins manqués la dernière fois. Je m'acheterai une veste à 20$ que je n'ai essayé que sur les conseils de Math. Cette veste sera spécial concert Reggae en France. Math achète un bling-bling (pendentif tout brillant) Kalashnikov pour le fun. Retour à l'auberge puis départ pour JFK en métro : un peu près une heure et demi de métro plus tard nous voilà dans le terminal, à se remémorer la semaine. Matthieu part, je me dirige vers mon terminal pour m'enregistrer et attendre mon avion. J'achète une part de pizza pour me caler le ventre. Embarquement dans l'avion à l'heure. Le décollage se fera avec une bonne demi-heure de retard, à cause des vents violents qui règenent dehors. Retour à Los Angeles, avec un peu le cafard de la France, de mes amis et de toutes les soirées. Ce n'est que partie remise pour la fin janvier, pour 2 semaines !

Pour la sélection complète des photos, j'attends celles de Matthieu. Mais j'aurai un sacré boulot de tri, puisque j'en ai déjà plus de 1000, avec les miennes et celles de Briac...

Et si on restait 6 mois de plus ?

Histoire de ma vie de tous les jours à Los Angeles pendant mon stage.

Une dizaine de jours sans nouvelles. Mais que s'est-il donc passer pendant ce temps ? Je réfléchissais. Et comme ma décision est prise, je peux la partager maintenant.

Tout commence lundi il y a deux semaines, le patron Mike me demande comment se passe mon stage, si je suis content etc etc... Je lui réponds que oui, les gens sont géniaux et que le boulot est sympa, mais pas assez de programmation selon moi, je voudrais un peu plus de PHP...

Il me réponds qu'il en prend note. Et il ajoute une petite question, anodine : est-ce que tu veux rester après ton stage ? La question à laquelle je n'avais pas songer une seule seconde, je me voyais déjà rentré pénard dans 2 mois à la fin janvier, pour un mois de vacances et reprendre les cours à l'UTBM doucement en mars. Mais là, ça change la donne.

Avant de répondre, j'ai d'abord cherché sur internet si mon VISA me permettait de rester ou pas, et de travailler. La réponse est non. Je peux rester que 30 jours après la fin de mon stage, et pas pour travailler mais pour faire le touriste. Je mail Aquarius pour savoir s'il existe un moyen d'étendre le stage ou pas, j'aurai la réponse plus tard. Un mail aussi à l'UTBM pour savoir ce qu'il est possible de faire, si je peux interrompre mes études...

Je réponds à Mike avec toutes ces infos et commence à réfléchir, tout en modifiant quelques sites. Est-ce que je veux rester là plus longtemps ? qu'est-ce que ça changera ? Pour combien de temps ?...

Le lendemain, réponse d'Aquarius : Oui, je peux étendre mon Visa mais je devrai rentrer en France et repasser par la case remplissage de formulaire pour le VISA et passage à l'ambassade pour demander un nouveau VISA. Mais je ne dois pas tarder pour faire ces demandes. Dans le même temps, réponse de l'UTBM : oui, je peux interrompre mes études pour un projet personnel (UV intitulé ST00 à l'UTBM) qui ne me rapporte rien pour l'école. C'est juste 6 mois pour lesquels on peut faire ce qu'on le veut, du moment que c'est un peu fondé.

Bon, c'est possible, mais je devrai réécrire pas mal de papiers, en regroupé tout un tas, repasser par la petite séance de stress de l'ambassade (quoique, si ça se passe comme la 1ère fois...), rester encore 6 mois de plus loin de mes amis, ma famille, notre belle région.

Mais d'un autre côté je bosse dans une boîte à Los Angeles avec des gens sympa, mon anglais s'améliore encore, je peux voir l'océan tous les jours (les bureaux déménagent le mois prochain avec vue sur le coucher de soleil...) et je pourrai dire : "J'ai vécu un an à Los Angeles quand j'étais jeune.", c'est toujours mieux que 6 mois.

Durant ces 2 dernières semaines, je me suis donc poser la question tous les jours, changeant d'avis le matin au lever pour avoir l'avis totalement contraire le soir-même. Mais plus ça avançait, plus ma décision s'avérait claire...

Et j'ai donné ma réponse finale ce matin : "Je reste".

Donc pour ceux que ça intéresse, voilà mon programme pour les 8 prochains mois :

  • Retour en France le 26 janvier comme initialement prévu pour assistr au gala de la Gym de Thise :d
  • Durant 2 semaines, ça va être la course : ambassade des US à Paris, fiesta avec les amis, repas avec la famille, couper les cheveux et plein de petites choses à faire...
  • Départ pour Los Angeles vers le 13 ou 14 février
  • Retour au boulot le 18 février pour 5 mois
  • Arrêt du stage le 11 juillet
  • Retour définitif en France vers la fin juillet/début août

Alors ce soir, c'est remplissage des formulaires, envoie des mails pour demander des documents à droite à gauche et encore des infos.

Bon et maintenant, il faut vraiment que j'écrive mon billet sur Alcatraz...

San Francisco, même sous la pluie, c'est beau...

Histoire de ma vie de tous les jours à Los Angeles pendant mon stage.

Le week-end dernier, Je suis aller à San Francisco avec mon colloc. Beaucoup de choses à raconter, beaucoup de photos, donc 2 billets séparés.

Départ le vendredi soir un peu avant 19h, dans une belle Mustang loué pour l'occasion. Le début est un peu laborieux car beaucoup de monde. Mais il existe un voir spéciale sur certaines parties du freeway, le car pools line : une voie réservée aux voitures qui ont plus de deux passagers. Et comme c'est un vendredi soir, beaucoup sortent du boulot pour rentrer chez eux, chacun dans sa voiture. Nous étions deux, cette voie nous étaient donc tout destiné. Ce qui nous a permis de gagner beaucoup de temps par rapport aux autres. Le freeway a 5 voies de chaque côté, tout ce qu'il y a de plus normal par ici. Plus tard il se rétrécira à 3 voies, puis à 2 voies.

2 heures et demi plus tard et une petite erreur de navigation, on s'arrête sur une aire d'autoroute pour manger et acheter des petits trucs à boire et à manger pour le reste du trajet. Wendy's sera notre hôte pour ce repas. Le repas et les petites provisions faites nous voilà repartis. Ce coup-ci, je prends le volant. La première fois que je conduis une automatique, la première fois que je conduis aux Etats-Unis. La sensation est bizarre au début, avoir son pied gauche sans pédale, qui ne sert à rien. La voiture qui démarre tout doucement avec délicatesse lorsqu'on lache le frein. Une fois assimilé le principe pour sortir du parking, nous voilà reparti sur le freeway. Sensation étrange aussi de ne pas savoir à quelle vitesse on roule. Enfin en miles / heure, ça ne me disait pas grand chose. Je restai aux alentours des 80 miles / heures, soit entre 120 et 140 km/h. Je conduirai pendant 2 bonnes heures. Ca passe très vite la nuit, dans ses longues autoroutes sans trop de virages. Le co-pilote fera une petite sieste pendant ce temps.

Un dernier arrêt, le colloc reprend le volant et nous voilà reparti pour San Francisco. D'après les calculs, on devrai y arriver vers les 1 heures du matin. La route continuera ainsi. Arriver dans la mégalopole de San Francisco à l'heure estimée, on voit quelques voitures de police planquées derrière les arbres, certaines démarrent pour arrêter un rapide avec un feu de cassé.

On passe sur un pont qui mène au centre-ville de San Francisco pour 4$. On ne sait pas trop où l'on est. On s'arrête donc à une station essence pour acheter une carte et demander quelques infos. La carte sera plus pratique que les indications. A ce moment là, on ne sait toujours pas où on va dormir. On doit trouver un hôtel pas trop loin de l'embarquement pour Alcatraz pour ne pas avoir à se lever trop tôt le dimanche.

La recherche de l'hôtel fut épique. Avec toutes ces voies à sens uniques, on s'est un peu perdu et on a pris un sens interdit sans s'en rendre compte. Heureusement, il n'y avait personne dans ce coin là... Après la demande à une dizaine d'hôtel qu'on a trouvé au gré de nos détours, on prend une chambre 2 lits pour 120$ la nuit. Sans doute pas le moins cher, mais nous n'avions pas réservé et la fatigue se faisait grandement sentir, les 3h approchants. Durant la recherche de l'hôtel, on a pu voir énormément de monde dans les rues. Une ville qui bouge !

Nuit de sommeil.

Réveil vers les 9h30. Départ de la chambre vers les 10h30 direction le Golden Gates, le pont le plus connu de San Francisco, qui marque la frontière entre la Bay et l'océan. Au départ le temps était nuageux mais pas trop menaçant. Puis sur la route, la pluie s'est mise à tombée. et plus on avançait, plus il en tombait. Mais nous étions là, et nous devions faire quand même les touristes.

La traversé du Golden Gates fut sans doute beaucoup moins impressionnante que s'il aurait fait beau, on ne voyait même pas le haut des pilônes. Arrêt de chaque côté du pont, pour prendre quelques photos, sous la pluie... Pas mal de touristes malgré le temps. Il est passé midi. On reprend la voiture en direction du port de plaisance, pour casser la croûte. Là, on aura beaucoup de mal pour trouver une place de parking. Ensuite, il faudra se faire une place pour manger des produits de la mer : un Bread Bowl. Une miche de pain dont a retiré la mie qu'on a remplacé par une délicieuse soupe à base de crevettes et autres fruits de mer. Délicieux et réchauffant dans cette atmosphère toujours plus humide (la pluie n'a pas cessé)

Petite balade le long du port pour y voir un sous-marin et un navire de guerre qui était là pour les touristes. Pas l'envie de les visiter. Un petit musée traîne par là, gratuit, où tous les éléments sont en fait des jeux de foires, où il faut rentré des quarters pour jouer où voir l'animation. Une petite musique de fond sympa, ambiance 60's rendait le coin atypique.

A la sortie du musée, un peu avant 16h, mon colloc me dit qu'il a mal à la tête et qu'il veut retourner à l'hôtel pour faire une sieste. Même s'il pleut des cordes, il est inconcevable pour moi d'aller m'enfermer dans une chambre d'hôtel alors que je suis dans une ville totalement inconnu, et qui me plait. Je lui dis de me déposer à Chinatown, un quartier très joli de San Francisco. Je lui indique comment retourner à l'hôtel et je garde la carte. Je me retrouve donc seul au milieu d'une grande ville à visiter. Même pas peur, je l'ai déjà fait à Los Angeles...

J'avais regarder un peu sur le site internet du routard les coins à voir. Il y a donc la Transamerica Pyramid à voir et tout le quartier alentour. Toujours la pluie qui tombe et les nuages très bas. Je ne verrai donc pas le haut de cette tour. Je me ballade le long des rues, cherchant toujours un peu l'abri de la pluie. Je finirai par tomber par hasard dans une énorme galerie marchande sur 3 étages qui s'étend sur plusieurs blocs. Noël s'installe tout doucement. Les décorations se montrent timidement et la musique est déjà aux couleurs rouges et blanches du Père Noël. Il y a très peu de monde ce jour là. Sans doute car je suis au beau milieu du quartier d'affaire et qu'il pleut à seau. Tant mieux !

Arrivant au beau de la galerie, je découvre une petite patinoire où 4 personnes s'y amusent, sous la pluie. Une scuplture étrange sur le côté. Je ressors sous la pluie et me dirige vers l'embarcadaire 1. Et là, c'est le choc.

Je me rends compte que je suis dans un jeu vidéo. Tony Hawk Pro Skater 2. Je n'avais pas réaliser avant au port de plaisance, mais les décors sont exactement les mêmes ! Je me revois jouer avec les différentes missions. Tout ce que je vois autour de moi me rappelle ce jeu. Et c'est beau. J'adore. Je me sens bien ici. Je suis trempé jusqu'aux os, il pleut des cordes, mais pour la première fois depuis que je suis en Californie, je suis absolument heureux d'être là. Le bonheur ajouté à la fatigue me fera même ajouté un peu d'eau aux flaques...

Et puis je continue, avec un grand sourire aux lèvre. Je marche le long des docks, les remontant un à un, découvrant des immeubles aux architectures toujours différentes. Je rentre dans un marché où se trouve beaucoup de monde, beaucoup de vie. Il fait chaud, ça fait du bien. Je me décide à retourner à l'hôtel. Consultation de la carte et création de l'itinéraire. Rejoindre Market Street, remonté jusqu'à Post et l'emprunter. S'arrêter à Union Square. Prendre Geary jusqu'à Linderpark pour enfin retrouver Ellis Street et l'hôtel. Je m'en rappelle de tête, une semaine après !

Sur Market Street, les fameux tramway de San Francisco. Désolé pour les photos de piètre qualité, mais l'appareil était plus que trempé et le tramway roulait assez vite. Toujours cette sensation d'être dans un lieu improbable, magique. Beaucoup plus qu'à LA. Arrivé à Union Square, je découvre un magasin Nike. J'y rentre histoire de faire une petite pause et de sécher un peu. Et j'aurai le temps puisque le magasin s'étale sur 3 étages et beaucoup de mètres carrés. Je ne trouve rien d'exceptionnel donc je n'achète rien. Je traverse la rue et je rentre dans le magasin Levis, encore plus grand. Des Levis à 48$ pour les fins de série. Malgré tout le mal que je me suis donné, j'en ai pas trouvé un à ma taille (dans les moins cher...) J'aurai peut-être plus de chance au magasin de LA, sur la 3rd Promenade.

Il est temps de rentrer pour enfin sécher. Passage sur Union Square. Une grande place au milieu des grands immeubles des magasins. Macys qui s'étend sur 2 immeubles d'une dizaine d'étages. Macys, c'est le magasin qui vend des jeans à 300$, des chemises pour quasiment autant... bref, un magasin super cher pour au final pas grand chose... Le retour se fera par des rues toutes plus animées les unes que les autres. C'est impressionnant de voir autant de gens alors qu'il pleut et qu'il fait froid. Mais tous ont l'air heureux. Ils sourient, ils rient. Ca fait plaisir à voir. Je ne crois pas avoir vu ça à LA... l'atmosphère y est différente. J'aime cette ville.

La soirée ne sera pas animée, on préfère se coucher tôt pour être en forme pour demain, Alcatraz...

Je vous raconte la suite début de semaine prochaine. Et j'en ai encore à raconter !

Comme d'habitude, les photos sont sur ma gallerie (depuis 3 jours). Celles d'Alcatraz sont déjà là aussi. Beaucoup trop de photos mais toutes différentes...

La Californie en feu

Depuis dimanche dernier, le sud de la Californie (soCal pour les intimes) est en proie à d'immenses brasiers, dûs à la sécheresse et aux terribles vents qui soufflaient depuis le vendredi déjà.

Comme quelques personnes me demandent si je n'ai pas de soucis à ce niveau là, je vais répondre tout de suite : non, je n'ai pas de soucis, et je ne pense pas en avoir. Los Angeles n'est touché que par 3 ou 4 feux qui sont assez éloigné d'où je suis et ce ne sont pas les plus importants. Je sens un peu la fumée en sortant dehors, le ciel était tout gris hier à cause des fumées, je peux voir au loin quelques nuages de fumée. La chaleur d'aujourd'hui est étouffante, on se croirait même dans le désert...

Le pire c'est à San Diego. Ils ont des feux de toute parts et bien plus gros qu'à Los Angeles, des maisons qui brûlent en plus grand nombre, des nombres impressionnants de population qui se dirigent vers les stades (qui sont déjà plein)... L'état de catastrophe naturel devrait être déclaré, et le Président Bush viendra en Californie demain pour faire un discours, et sans doute indiqué que des renforts arrivent. Plus réactif que Katerina sur ce coup.

Durant toute la journée de dimanche, la plupart des chaînes locales ont relayé l'information toute la journée, en montrant les feux, quelques usines en flammes et leur fumée bien noires, des chevaux qui essayaient de trouver une issue de secours, des gens évacués, des maisons qui brûlaient. La breaking news donc, et ça se comprend. Je ne sais pas si c'est encore le cas maintenant : je bosse aussi la journée ! Comme tous les soirs, avant le JT de 22h, il y a des pubs pour le JT du soir, pour monter quelles infos seront relayées. Evidemment les feux étaient la seule info. Mais la façon dont c'est présenté est vraiment spectacle, d'une façon de dire : "Nous, on couvre l'évènement, et on fait ça bien !". Ca m'a fait penser à un match de foot ou quelque chose du genre, où on cherche toujours les meilleurs angles, les meilleurs prises pour en donner toujours plus au spectateur...

Mais comme l'a justement remarqué une collègue, la véritable information n'est pas à la télé, mais se trouve sur internet dans les sites d'information ou blogs. Les sites sont mis à jour très souvent et permettent de suivre quasiment en temps réel l'avancée du feu, des pompiers :

Et puis aujourd'hui, Google publie un billet recensant toutes les cartes des feux, avec des informations en direct et quelques liens pour des photos.

Avec tous ces liens, on comprend que le web est devenu un outil extrêmement utile, voire indispensable dans la propagation de l'actualité en directe. L'utilisation des outils 2.0 comme les blogs, tweeter ou google maps sont des supports parfaitement adaptés : une édition en ligne, une publication directe et sans surcoût. Là où ça devient encore plus intéressant c'est quand les gens deviennent journalistes en racontant leur propre expérience, leur ressenti et ce qu'ils se passent pour eux. Quoi de mieux que la réalité pour retranscrire une évènement ?

Petit bilan après 2 mois à LA

Histoire de ma vie de tous les jours à Los Angeles pendant mon stage.

Voilà maintenant 2 mois et demi que je suis à Los Angeles. Petit bilan de ce que j'ai appris, ce que je fais chez Fluidesign, et comment se passe ma vie de tous les jours ici.

Le travail
Arrivée tous les jours vers les 8h30 pour commencer à 9h00. Ca me permet de lire mes mails et mes RSS tranquillement le matin. Je suis très souvent le premier au bureau, me demandant même des fois si à 9h et quelques, alors que personne n'est là, si ce n'est pas un jour férié ou si ce n'est pas dimanche. Je travaille sur mon portable, et ça m'arrange bien pour justement rester sur MSN et lire mes mails tout au long de la journée. Pas forcément le meilleur moyen pour être productif...

On me donne du travail par AIM (c'est le standard en messagerie instantanée ici) ou par mail, on me demande combien de temps il me faudrait pour faire telles ou telles choses sur un site. J'avoue que c'est un peu dur de donne précisément, surtout que ce n'est pas souvent sur du PHP pur et dur, mais souvent sur des modifs HTML/CSS, quelques fois du JavaScript. D'autant plus que j'ai l'impression que je suis moins productif ici que lorsque je travaille chez moi. J'ai l'impression de mettre 10 ans pour faire un truc tout simple.

Durant les 2 dernières semaines, je ne faisais pas grand chose, il n'y avais pas de travail pour moi. C'est pour cela que j'ai pu me culturer sur le PHP et les design pattern.

Les projets
On me l'a indiqué plusieurs fois, l'entreprise signe des closes de confidentialité avec le client. C'est pourquoi je ne vous parlerai pas des projets sur lesquels je travaille actuellement, mais sur ceux qui sont en ligne, et donc visible par tout le monde.

GameWorks
Gameworks a été l'un des premiers projets sur lequel on m'a laissé travaillé seul pour des modifs HTML/CSS sur différentes pages du site. Je n'ai jamais bien compris ce qu'était réellement GameWorks. Si j'ai bien compris, ils organisent des repas/jeux/party pour des amis entreprises. Le tout est en lien étroit avec Sega. Les pages en particulier. J'ai fait aussi quelques petits changements minimes dans l'administration et je travaille encore dessus pour l'ajout de nouvelles pages événementielles.

Kayne
Kayne est un autre site sur lequel j'ai fait et je ferai encore des modifications HTML. Le client émet des rapports au format PDF, avec de jolis graphiques parlant de la bourse. Le soucis, c'est qu'il y a parfois des graphiques à modifier sous Illustrator/Photoshop, et que le client est très exigeant. Alors comme ce n'est pas ma tasse de thé, j'ai mis beaucoup de temps pour faire ma 1ère page. Mais une fois qu'on a pris la main, ça va vite. Et avant de publier une page, il faut d'abord la faire valider par quelqu'un d'autre de la boîte, puis par le client, et seulement si tout est ok elle passe en ligne...

First Annoucement
First Annoucement a été le premier projet où j'ai vraiment fait de la programmation PHP et où j'ai pu m'amuser avec du javascript. Le site permet aux futurs parents de préparer leur faire-part électronique en choisissant un thème, renseignant les destinataires depuis leur Outlook, Messagerie (AIM, MSN, Google ou Yahoo!) fichier CSV ou simplement par un champ texte. On peu aussi préparé le nom des parents et celui du bébé pour gagner du temps. Une fois le bébé arrivé, les parents renseignent la date et l'heure de naissance, le poids, la taille, ajouter des photos, peuvent modifier leur message et répandre la bonne nouvelle : Spread the news.
Là où je suis intervenu (car le site existait déjà) a été pour modifier la navigation, remanier les vérifications javascript pour faire de belles erreurs dans un div et non une alerte javascript. Mais le plus intéressant (et le plus long...) a été le fonction de Crop des images. j'ai utilisé ce script basé sur scriptaculous qui fonctionnent très bien. J'ai du mettre le nez dans le code pour modifier quelques petites choses : l'affichage des outils de resize différents et uniquement dans les coins. Et puis j'avais un autre problème lorsqu'on rechargeait une nouvelle image. J'y ai passé beaucoup de temps pour au final avoir un outil qui fonctionne bien. Une fois les nouveaux parents content de leur crop, ils enregistrent la nouvelle image. Là je passe par une petite requête AJAX pour envoyer les coordonnées du crop, et mon script PHP fait le reste. Bref, un site sympa, qui m'a demandé beaucoup de temps car de nombreux problèmes sont apparus pour la compatibilité avec Safari ou IE (6 ou 7...)

Voilà, 3 sites sur lesquels j'ai travaillé. Il y en a d'autres, mais non significatifs ou encore moins intéressant (Kayne est à la limite d'ailleurs...).

Mes progrès
Je suis à Los Angeles. Les gens ici parlent anglais. Etonnant, non ? Ce qui induis donc que je dois parler et comprendre l'anglais. Là où ça se corse, c'est quand on sait le piètre niveau que j'avais. Que j'avais. Car en 2 mois, j'ai progressé. Pas de la façon dont je pensais, mais j'ai progressé.

Comme je l'ai dit plus haut, j'échange énormément avec mes collègues par mail ou AIM. Il m'arrive de contacter mon voisin de bureau par AIM... Mon anglais écrit et mon écriture ont donc très largement progressé. J'avoue que j'ai toujours mon petit dictionnaire MédiaDico de lancer pour les petits mots dont je ne saisi pas exactement le sens et qui me paraissent important. Mais plusieurs personnes me l'ont dit, mon anglais écrit est bon. Je mets en signature de chaque mail interne un petit mot pour me demander de me corriger. Ce que les gens font quelques fois. Il ne faut d'ailleurs surtout pas hésiter à demander une telle correction : je pense que c'est le meilleur moyen de progresser rapidement et efficacement.

L'anglais parlé maintenant. Au niveau de l'oreille anglais, j'ai là aussi énormément progressé. Le collègue avec qui j'échange principalement parle extrêmement vite (même les autres collègues le disent) et parfois un peu dans sa barbe. La première fois que j'ai échangé avec lui a été très difficile à comprendre. J'ai dû lui demander de répéter plusieurs fois, lui faisant un effort de prononciation et de reformulation. Mais ce fait m'est très bénéfique. Mon oreille s'améliore, et je distingue maintenant beaucoup mieux les mots dans les phrases, entendant ces petits bouts de mots non accentués que nous autres français avont tant de mal à détecter la présence. Je m'en suis rendu compte en écoutant ma musique. Avant, je ne comprenais que les refrains car ils revenaient souvent et j'avais donc le temps de les assimilé. Maintenant, je comprends beaucoup plus de mots. Pour la compréhension du sens, c'est encore autre chose. Je comprends le sens des phrases beaucoup plus facilement qu'avant sans pour autant comprendre le sens de chaque mot. Ce qui fait que par un mécanisme de rétroaction, je comprends le sens des mots que je ne comprenais pas avant, et donc je progresse encore d'avantage (vous suivez là ?). Bref, je progresse.

Mon expression orale maintenant. c'est là que je n'ai pas progressé autant que je ne l'espérais. Au travail, je ne parle pas beaucoup. Lorsque je dois m'exprimer, je ne le fait pas en tout aisance et je cherche encore mes mots, trop souvent. Les structures des phrases, les petites erreurs scolaires qu'on fait souvent s'amenuisent de jours en jours, mais je ne parle pas assez pour que cela soit absolument significatif. Je parle plus avec mes collocs, qui ont eux des accents (l'un d'origine portoricaine, l'autre indonésien).

Mes progrès sont là, je les ressens. Ils ne vont pas s'arrêter là, j'en suis sûr. Ce petit bilan personnel m'aide d'ailleurs à m'en rendre compte un peu plus.

La vie de tous les jours
Tout simplement une journée type de travail :
Levé vers 7h30/7h45, douche, 2/3 cookies si la faim se fait ressentir, départ de l'appartement. C'est parti pour 10/15 minutes de marche pour rejoindre Wilshire Boulevard et mon arrêt de bus. Parfois je prends des rollers prêtés par mon colloc pour aller plus vite. C'est un faux plat descendant, donc ça va tout seul.
Le bus que j'utilise n'est pas le plus rapide. Il y en a un autre un peu plus cher qui s'arrête moins. L'avantage en temps n'étant que très minime, je continue de prendre cette compagnie. De plus, les bus ne sont pas bondés comparés à l'autre.
Arrivé au bureau vers 8h30 (ou plus tard selon le bus), installation de mon ordi, remplissage du 1er vers d'eau à la fontaine. Les collègues arrivent doucement. Certains jours je vais à la boulangerie française Amandine (c'est le nom de la boulangerie, pas de la boulangère...) tenu par des asiatiques qui font de bons croissants. Un petit croissant au chocolat par ci, un autre aux amandes ET chocolat par là et tout se passe bien. Et c'est gratuit ! Ceci car fluidesign est en train de faire leur site. Je ne sais pas trop quel marché ils ont, mais on ne va pas s'en plaindre !
La journée commence après lecture de mes mails et RSS (un heure, voir plus...). Je continue le travail inachevé de la veille ou bien regarde ce qu'il y a à faire, demande si quelqu'un a du travail pour moi etc... Et je fais mon travail, comme tout stagiaire qui se respecte. Si j'ai besoin je demande à mon collègue qui est une bête en HTML / CSS.
Le midi, c'est repas sur place préparé la veille ou Fast food avec les collègues, selon les envies. L'avantage ici c'est qu'il y a 10 000 sortes de fast food différents. J'essaie d'en tester un maximum.
La journée passe vite, voyant défilé beaucoup de ligne HTML, CSS, JavaScript ou PHP, toujours avec de la musique dans les oreilles issues de webradios diverses.
Arrivée vers les 18h00, je commence à fermer mes applications une à une, pour souvent partir vers les 18h15 et prendre le bus pour rentrer. Il arrive souvent que Wilshire soit blindé à cette heure là, merci mon téléphone et la musique pour me faire patienter. Arrivée à mon arrêt, c'est reparti pour les 10/15 minutes de marche.
Rentré dans l'appart, un des collocs est là à faire son heure de vélo ou porté de poids. Repas du soir devant la télé, puis la soirée sera faite d'ordi ou de télé.
Couché vers les 23h00.

Demain sera pareil qu'aujourd'hui, en différent...